Trop de béton, c’est pas durable ! Treize associations de quartier d'Angers se réunissent en collectif, le COUAC (Collectif pour un urbanisme et des aménagements concertés) pour que la Ville s’engage dans une politique d’urbanisme durable, en concertation effective avec les Angevins, et dans le respect des engagements de l’Agenda 21 local.
- APURCO (association pour une urbanisation concertée)
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Les 13 associations de quartier du COUAC (Collectif pour un urbanisme et des aménagements concertés) ont souhaité interroger les deux principaux candidats à l’élection municipale sur leur projet de politique d’urbanisme.
Sept questions leur ont été adressées autour des problématiques auxquelles se confrontent les associations : la maîtrise de la densification, la participation des habitants aux projets qui les concernent, la valorisation du cadre de vie à travers les actions de développement durable.
Les deux candidats et leurs équipes ont reçu les membres du COUAC pour leur présenter leur vision et échanger.
Lors de la rencontre avec le maire sortant, les participants ont été frappés de constater à quel point il s’est installé dans la culture du conflit vis-à-vis des associations. Il estime, par exemple, « normales » les démarches contentieuses que certaines ont dû entreprendre auprès du tribunal administratif faute de pouvoir dialoguer (recours contre le PLU, Zac Terrien-Cocherel, etc.). Les associations du COUAC restent persuadées qu'aujourd'hui la concertation doit faire partie intégrante des projets.
La rencontre avec l’équipe Béchu a donné lieu à un certain nombre d’engagements, en particulier la révision immédiate du PLU. Des dispositifs favorisant la concertation ou la protection du patrimoine, expérimentés dans d’autres villes, ont retenu notre attention bien que leur mise en œuvre effective n’apparaisse pas simple.
Le conseil d'agglo estime avoir levé les réserves émises par les commissaires. Ils avaient donné un avis favorable à l'issue de l'enquête publique.
Angers, Avrillé, Trélazé et Saint-Barthélemy ont un nouveau Plan local d'urbanisme (PLU). Les élus d'Angers Loire métropole l'ont voté hier soir. « La levée des réserves doit permettre l'approbation sans faille du PLU », a indiqué Dominique Servant, le vice-président de l'agglo, en charge de l'aménagement.
Ce PLU centre n'a plus qu'à passer par le contrôle de légalité, à la préfecture, pour être appliqué. Il devrait cependant être attaqué au tribunal administratif par plusieurs associations. Elles s'étaient montrées très actives lors de l'enquête publique, à l'automne. Les commissaires enquêteurs avaient même été surpris, alors qu'ils avaient estimé que la concertation avait été « largement établie ».
Hier soir, Jean-Claude Antonini a trouvé « désolant » que la concertation soit « confisquée par des opposants au profit d'intérêts particuliers et de privilèges. Bien sûr, on peut toujours craindre le changement près de chez soi. Mais il s'agit d'une vision frileuse d'une ville qui se replie sur elle-même. »
Saint-Barthélemy s'abstient
Selon le président de l'agglo, le PLU, s'il n'est qu'un outil réglementaire qui définit le cadre légal des futurs projets, va permettre « d'optimiser le développement économique, de favoriser les déplacements et de répondre à la crise du logement ». Son collègue d'Avrillé, Marc Laffineur, attendait d'ailleurs ce PLU avec impatience. « Cela fait 10 ans que nous n'avons plus de terrains à construire ! »
Le PLU ne fait cependant pas l'unanimité, pas seulement dans les associations de riverains. Porte-parole de l'opposition municipale d'Angers, qui a voté contre, Laurent Gérault a expliqué que le PLU ne le satisfaisait pas dans la forme : « Je regrette que nous n'ayons pas pris le temps d'une véritable concertation et de travail avec les associations de quartiers. » Ni dans le fond : « Le PLU n'apporte pas les garanties d'un développement équilibré et maîtrisé de l'urbanisme. »
La remarque a fait réagir Dominique Pirotais, l'adjointe aux paysages urbains à Angers. « Vous pouvez dire à la Renaissance de la Doutre que nous n'avons pas de projet de construction de théâtre, place La Rochefoucauld ! »
Les nouveaux délégués de Saint-Barthélemy se sont quant à eux abstenus. « Si le PLU dépend de l'agglo, les zonages sont des prérogatives des communes », a indiqué Jean-François Jeanneteau, le maire fraîchement élu. « Une partie ne nous convient pas. C'est d'ailleurs un peu pourquoi nous sommes présents parmi vous depuis un mois... »
Saint-Barthélemy compte entamer une procédure de révision partielle du PLU sur son territoire. Toutes les communes devront étudier « une deuxième génération » de PLU, quand le Schéma de cohérence territoriale (Scot) sera enfin arrêté. Un plus gros morceau.
« On se moque de nous ! » Les neuf associations réunies au sein du Couac (Collectif pour un urbanisme et des aménagements concertés) n'ont pas été calmées par Monique Pirotais. L'adjointe à l'urbanisme les avait conviées à une réunion d'information, mardi soir, afin de leur présenter les changements apportés au Plan local d'urbanisme (PLU). Le nouveau document doit être voté ce jeudi soir au conseil d'agglomération.
Le PLU avait suscité la mobilisation d'associations de riverains. Elles avaient demandé à être reçues par les responsables de l'agglo. Elles estimaient que « la concertation continuait à chaque étape du PLU », même après l'enquête publique. « Mais silence radio durant quatre mois. Et deux jours avant le vote, on nous présente un document ficelé ! Une plaquette est déjà éditée pour présenter les réponses à la commission d'enquête... »
À l'issue de l'enquête publique cet automne, les commissaires enquêteurs avaient donné un avis favorable, mais avaient émis des réserves. Les membres du Couac estiment que le nouveau PLU ne répond pas à toutes les attentes. Deux points ont retenu leur attention.
Les commissaires avaient souhaité que l'urbanisation dans le quartier des Capucins soit limitée à 23 m de hauteur, et non 33 m comme le préconisait le premier document. L'agglo s'est rangé à leur avis, « sauf pour l'îlot central, qui est déjà le point culminant du secteur ! »
La place La-Rochefoucauld avait aussi fait parler d'elle. D'espace naturel protégé, elle devenait constructible. Même chose pour le jardin du Mail. « Le nouveau PLU crée une zone qui limite les constructions aux équipements culturels et de loisirs. Et il étend ce zonage, non seulement à la place La Rochefoucauld et au jardin du Mail, mais aussi au jardin des Plantes et au jardin de la fac de pharmacie ! La situation est donc aggravée. »
Le Couac, qui considère que le PLU ne protège pas assez le patrimoine de la ville, compte écrire au préfet. Il appartiendra au représentant de l'État de signer ou non l'arrêté de Déclaration d'utilité publique (DUP) pour le PLU. Si la DUP est entérinée, alors les associations ont d'ores et déjà prévu de porter l'affaire devant le tribunal administratif.
La Sauvegarde de l’Anjou a analysé l'avis de la commission d'enquête et a pris bonne note de l’avis favorable conditionné par les quelques réserves exprimées. Elle déplore néanmoins leur caractère ponctuel, ces réserves ne portant que sur le centre ville d’Angers et les ardoisières de Trélazé, alors que l’enjeu d’une densification respectueuse du tissu urbain existant concerne tous les territoires du PLU Centre.
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